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Ouate de Cellulose

Weekend Ouate de Cellulose,

On réquisitionne Jeanne et Sylvain pour venir nous filer un coup de main.

185 ballots de 12,5 kgs nous serviront à isoler la dalle du RDC, la dalle de l’étage ainsi que la toiture de la maison soit 2,300 Tonnes.

Dans un premier temps, nous faisons un test de densité dans un petit caisson de 0,1m3 que nous avons auto-construit, on le pèse avant d’insuffler, on le repèse après et on peut donc calculer la densité. Le résultat est de 55. Il faut être entre 50 et 60. On est bon.

C’est donc parti pour une phase test au dessus de la salle de bain (si on se loupe, c’est moins grave que sur une partie réellement isolante reliée à l’extérieur).

Le principe est le suivant : on pratique une ouverture à l’extrémité du caisson et on y insère le tuyau jusqu’au bout. Une fois arriver en buter du caisson on le tire de 30/40 cm et on lance l’insufflation. On garde la même position jusqu’à ce que la cardeuse soit en refus de matière (bruit caractéristique de la cardeuse « clac clac clac », la matière ne passe plus dans le tuyau ce qui est visible par transparence). On retire ensuite le tuyau de 40 cm (un peu moins pour la toiture où il fallait insuffler 41cm d’épaisseur et on reculait le tuyau que de 20cm) et on insuffle encore à refus, on procède ainsi jusqu’à ce que l’intégralité du caisson soit rempli.

C’est tout bon, on a compris comment tout fonctionne, c’est parti pour le reste.

Nous avons donc , à l’aide d’un bout de tuyau PVC, tracé des ronds dans le freine vapeur ( 1 trou à l’extrémité du caisson à remplir) puis avons découpé au cutter.

Manu a fabriqué une petite planche avec un trou pour éviter d’abîmer le freine vapeur mais aussi de se prendre de la ouate en plein visage lorsque le caisson était plein ( Poussière, poussière poussière, ça en met partout !!!!!! ) Masques obligatoires, et malgré ça, ça réussit à rentrer !

Un à la machine, l’autre à insuffler.

Puis une fois la Bobo Team arrivée, chacun son poste.

Un à l’insufflation, un autre à la cardeuse, un à la manutention et découpage des sacs de ouate, un au trouage et bouchage de trous.

Le rebouchage des trous se fait avec des carrés de freine vapeur et de l’adhésif poru freine vapeur Tescon Vana.

Pour les caissons de l’étage, la longueur des caissons étant plus longue (5m20), il a été nécessaire de faire 2 trous dans la longueur car le tuyau étant assez flexible, il n’allait pas bien jusqu’au bout. Nous commencions donc au milieu, puis ensuite à l’extrémité.

Le dimanche, on attaque la dalle du RDC. Trous à la scie cloche dans le plancher, à 3 endroits différents (extrémités et milieu) pour bien aider à faire passer le tuyau jusqu’au bout.

Nous refermerons les trous dans le plancher avec des petits patchs d’osb fin 9mm, que nous visserons dans le sol.

Nous terminons par aller sous la maison pour insuffler de la ouate dans les caissons qui se situent juste sous les murs de bottes de pailles. Un peu de sport, et en une heure c’est fait !

Un grand merci à la Bobo Team pour ce weekend court mais intense ( petit slogan du jour : Avec les Bobo, on en abat du boulo !! ) et bien évidemment aux Marcarole’s pour la garde du loulou !!!!

Merci également à Couèt et Rico pour le stockage de notre bazar !

 

Résultat 2 jours après, il fait plus que bon dans la maison aujourd’hui, ayant eu un beau de soleil cet après midi, nous allons rapidement acheter un thermomètre pour connaître la température. Petit regret de ne pas l’avoir installé avant pour évaluer la différence de température.

 

 

 

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Préparation des murs avant enduits

Les bottes de paille étant insérées dans les murs, cela ne suffit pas pour y appliquer les enduits.

Quelques détails de finition sont à faire.

Il nous a fallu, en haut, et en bas des murs mettre de la fibre de bois pour assurer l’isolation là où nous ne pouvions pas le faire avec de la paille. Nous avons également mis de la laine de bois au plafond du RDC dans des endroits qui ne seraient plus accessibles une fois les enduits terminés.

Nous devons également préparer des poupées de paille pour les insérer entre les bottes, à l’endroit où se situent les montants d’ossature.

A d’autres endroits, nous avons mis de la laine de bois.

Une fois la laine de bois mise en place, nous détachons les ficelles des bottes et appuyons sur les cotés des bottes afin que celles ci s’expensent et épousent la laine de bois pour qu’il n’y ait pas de trou à reboucher. Une fois la paille expensée, nous reficelons les bottes.

Dans les cas où nous avons mis de la laine de bois, nous devons rajouter par dessus un lattis métallique appelé « nergalto » pour assurer une bonne accroche. Nous fixons ce nergalto en l’attachant avec de la ficelle de bottes sur les autres bottes en formant un Zig Zag du bas vers le haut.

 

 

 

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Paille – The End

La partie paille nous a pris du temps. Après m’être blessée en recompactant les bottes, nous avons fait une pause de 3 mois pour reprendre au printemps.

Après avoir recompacté les bottes, nous les avons posées dans les murs. Une fois qu’une rangée était faite, nous avons fait une raignure dans les bottes à l’aide d’une disqueuse avec un disque à sculpter. Nous avons posé des tasseaux dans ces raignures, et vissé les tasseaux en les baissant au maximum à l’aide de mon poids, ou de serres joints contre les montants afin de tasser les bottes entre elles et assurer leur tenue dans les murs.

En ce qui concerne les dernières bottes, nous ne pouvions pas les insérer complètement pour la rangée du haut, nous les avons donc découpées  à la tronçonneuse.

Nous nous sommes aidés de morceaux de lino (chausses bottes) et du persuadeur afin d’insérer les bottes.

Nous ferons ensuite un enduit terre paille pour recouvrir les bottes.

 

 

 

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Paille – Compacteur de bottes

Aujourd’hui, Manu a fabriqué le compacteur.

Ayant eu un souci de ficelle correspondant à la presse, les bottes ont été pressées avec une ficelle traditionnelle alors que nous aurions souhaité qu’elles soient pressées avec de la ficelle type 350.

Celle ci, plus résistante, permet un serrage beaucoup plus important de la botte, et donc une densité plus intense.

De ce fait, nous avons demandé à ce que les bottes soient un peu plus longues, et nous allons les re-compacter à l’aide d’un compacteur fait maison ( pensé par Emmanuel Deragne notre Formateur Construction Bois et Paille ).

Le principe est :

Avoir une boite dans laquelle nous mettons la botte à la verticale. Sur le dessus de la botte, mettre une planche.

Utiliser des serre-joints Irwin afin de compresser la botte (En fonction des dimensions voulues, nous enlevons parfois des galettes de paille des bottes). Ensuite, il faut couper les ficelles existantes. Prendre de la nouvelle ficelle. Faire un noeud coulissant et serrer ensuite la botte.

Par la suite, nous pesons la botte à l’aide d’un Peson aussi appelé Dynamomètre. Nous regardons ensuite si le rapport Poids/taille de la botte respecte les critères via le tableau « Masse volumique sur base sèche d’une botte de paille » ( documents RFCP)

Après tout cela, nous avons posé notre première botte dans le mur de notre chambre !

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Paille – séchage – Tests humidité – densité

 

La condition pour utiliser une botte de paille pour de la construction est que son taux d’humidité soit inférieur à 20 % et que sa densité soit comprise dans une fourchette de référence donnée par la RFCP.

Nous avons testé une bonne partie des bottes, celles ci étaient autour de 15% d’humidité, ce qui est très bien, sauf les bottes qui étaient sur le dessus du chargement et qui ont pris la pluie lors du transport. Nous avons donc isolé ces bottes dites humides et les avons toutes passées à l’humidimètre. Le taux d’humidité pour ce tas variait entre 15 et 18 %. Nous n’en avons trouvé qu’une à 21 %. Celles qui étaient le plus humides ont été balisées avec du ruban rouge et blanc. Nous avons profité des 2 dernières belles journées ensoleillées pour les faire sécher dehors sur des palettes. Après 1 journée de séchage au soleil, le taux d’humidité est retombé à 16% donc tout va bien.

Nous en avons profité pour calculer la densité de quelques bottes à l’aide des tableaux de calcul de la « Masse volumique sur base sèche d’une botte de paille » ( documents RFCP). Pour se faire, nous avons pesé les bottes (à l’aide d’un peson électronique), mesuré leur taille, pris le taux d’humidité de celles-ci et ainsi, munis de ces 3 informations, nous avons pu déterminer leur densité, celle-ci était de 81/86 kg/m3. Les bottes réceptionnées sont donc qualifiées pour une utilisation en tant qu’isolant dans la construction d’une maison.

La majeur partie de nos bottes seront par la suite recompactées à l’aide d’une recompacteur afin de correspondre aux différentes dimensions des entraxes d’ossature, la densité va donc forcément augmenter mais les estimatifs effectués nous indiquent que les bottes de paille obtenues seront en milieu de fourchette de densité valide et elles pourront donc être utilisées en tant qu’isolant.

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Réception de la paille

La paille …

Pas si facile que ça à trouver, cette paille.

Après avoir déposé des annonces dans les biocoop, les commerces, sur leboncoin, ou avoir fait marcher le  bouche à oreille, c’est par Leboncoin que cela a fonctionné.

Un agriculteur vendant de la paille nous a contacté. Il avait déjà vendu de la petite botte de paille pour la construction d’un studio de musique. Très ouvert, à l’écoute de nos « exigences », le contact est super bien passé.

En ce qui concerne nos exigences, nous avons demandé :

  • que les bottes soient compressées au maximum
  • que la ficelle utilisée soit de type 350
  • qu’elles fassent 75cm de longueur.

Jusque là, tout va bien, jusqu’à ce que l’agriculteur m’appelle pour me dire qu’ils souhaitent commencer à presser en ce moment même, mais que la ficelle type 350 ne rentre pas dans le canal de la presse…

Course poursuite, ça part dans tous les sens dans nos têtes. On est vendredi, la pluie arrive mardi, il faut trouver une solution de suite car la paille sera pressée ce week-end.

Après de nombreuses heures d’appel auprès des agriculteurs possédant une botteleuse, des centres équestres, des entreprises agricoles, à Emmanuel Deragne, et autres contacts vers lesquels on m’a renvoyée, des magasins agricoles et fournisseurs en ficelle type 350 -introuvable ou presque dans l’ouest de la France-, nous avons décidé avec Emmanuel Deragne que nous utiliserons la ficelle traditionnelle et que nous re-compacterons les bottes une par une par la suite avec notre ficelle.

Je rappelle l’agriculteur le vendredi soir, les bottes seront pressées le soir même… Enfin, quelques bottes… car entre temps, la botteleuse est tombée en panne… et il faut trouver des pièces… et on est samedi…

Les bottes seront finalement pressées le lundi fin d’après midi, chargées sur le plateau le lundi soir, mises à l’abri sous un hangar pendant la nuit, et livrées le mardi matin ( sous la pluie ) !

Les bottes étant sur le dessus ayant mouillé un peu, nous les stockons à un endroit bien identifié afin de les faire sécher par la suite.

Nous les contrôlerons par la suite à l’aide d’un humidimètre afin de les garder ou en remiser certaines.

 

Bref, la paille aura été pour nous un bon moment de stress, jusqu’au bout !