Galerie

Enduits de soubassement

Nous avons profité de l’accalmie de ce weekend de janvier pour nous remettre un peu sur la maison. Le weekend fut bien rentabilisé puisque nous avons pu faire tous ce que nous avions prévu et quelques activités annexes. Le soleil nous a accompagné et qu’est-ce que c’est agréable lorsque l’on travaille dehors !

Samedi :

Tout d’abord, nous nous sommes lancés à la recherche des points hauts sur nos murets. Nous avons utilisé une règle métallique de 2m afin de repérer ces points qui étaient plus haut que la moyenne sur le dessus des murets. En posant la règle horizontalement sur le sommet du muret (dans les deux sens), on voit rapidement s’il y a un écart. Si c’est un écart significatif, on donne un coup de craie rouge (craie industrielle) pour marquer le point haut et on avance comme ça jusqu’au bout du muret. Nous avons ensuite utilisé la meuleuse avec un disque à meuler le béton en diamant pour aplanir et remettre de niveau le sommet de l’arase. C’est juste impressionnant de voir à quel point le béton se transforme en beurre avec ce type d’outil. On finit par contrôler et valider avec la règle.

Pendant ce temps, je vidais l’eau qui était au fond des semelles, avec mon éponge, et mon seau afin de pouvoir mettre l’enduit par la suite. 4 ou 5 bons seaux d’eau ont été enlevés.

Ensuite, nous avons appliqué l’enduit bitumeux. Ce fut l’opération la moins sympa. Nous qui recherchons à travailler avec des produits naturels, non nocifs, pour le coup, on en a pris plein le nez, et bonjour le mal de crâne le soir venu. L’odeur de pétrole est vraiment présente et désagréable. L’utilisation de ce produit nous rappelle les désastres causés sur le littoral Breton par les marées noires. Un comble pour des bretons d’utiliser ça, mais il est parfois nécessaire d’avoir recours à ce genre de produits.

L’enduit bitumeux a été appliqué au rouleau, de haut en bas, en faisant attention de bien l’appliquer également dans la jonction muret/semelle et sur la semelle. Les jonctions ont été finies avec une brosse à encoller. Il ne faut pas vraiment compter réutiliser les rouleaux par la suite. Le produit pue et coule partout, nous n’étions pas très ravis. Cet enduit est assez liquide, brillant, avec des reflets de couleur rouille.

Il nécessite un laps de temps de 10h de séchage avant d’en appliquer un autre par dessus, 10h où l’odeur reste bien présente. Le produit utilisé est du Sika Imper Fondation bidon de 25L.

Dimanche:

  • Première couche d’enduit anti termites (Sika Igolatex AntiTermites)
  • Petite détente parapente le temps du séchage
  • Deuxième couche d’enduit anti termites

Dimanche matin, reprise des travaux après une nuit de séchage de l’enduit d’imperméabilisation. Nous avons appliqué la première couche d’AntiTermites de la marque Sika : Igoltex AntiTermites 20kg. Ce produit est plus pâteux, de couleur un peu plus marron lors de la pose (noire mate une fois séché), l’avantage c’est qu’une fois appliqué on distingue bien où il a été appliqué par rapport à l’autre enduit.

La mise en ouvre est plus facile. Nous avons également enduit de haut en bas. Le produit sèche rapidement, il est préconisé d’attendre 3 à 4h de séchage avant la deuxième couche. Nous en avons profiter pour nous restaurer, Loulou a fait la sieste et Papa est parti faire un peu de parapente pour se détendre.  Au passage, Papa a retrouvé les copains sur le déco, mais surtout, super Copine qui était en l’air avec sa jolie voile papillon à mon arrivée.

Bref, le temps passant, et la nuit risquant de nous tomber dessus, nous sommes retournés finir la 2ème couche, cette fois ci, de gauche à droite pour croiser les couches.

Un grand merci à notre super voisine pour avoir gardé Loulou pendant qu’on travaillait 😉

Publicités
Galerie

Enduits hydrofuges

L’utilité de cet enduit est d’empêcher aux murets de soubassement en parpaings et à la lisse d’ancrage en bois de prendre l’eau.

Nous avons utilisé de l’enduit hydrofuge PCI Barraseal que nous avons appliqué en 2 jours à la truelle et à la taloche. Nous avions préparé nos seaux, une visseuse avec un malaxeur, et de l’eau. Nous avions arrosé les murs afin que l’enduit accroche bien. Les recommandations notées sur le sac d’enduit étaient parfaites.

Les conditions météo peuvent être contraignantes pour l’application de l’enduit : Il ne faut pas qu’il pleuve et la température extérieure doit être supérieure à 5° .

Galerie

L’arase en béton

Les murets de soubassement ont été montés, mais pour tout mettre de niveau, à la même hauteur et chainer, il nous faut réaliser une arase en béton armé.

L’arase en béton est prévue pour faire 10cm finie, elle est coulée dans un coffrage. Les planches de coffrage sont maintenues par des serre-joints et ne seront enlevés que le lendemain une fois le béton ayant fait sa prise.

Nous avons placé les ferraillages sur toute la longueur. Les barres de ferraillages sont des CH4-10 (2 fers à béton reliés ensemble par un anneau ovale) et sont emboités entre eux pour avoir un recouvrement de 50 cm (50 x le diamètre des fers à béton). Nous avons fabriqué des équerres qui vont lier ces barres aux attentes placées dans les poteaux. Les équerres sont réalisées avec des fers de diamètre 10 de longueur 100cm, comme ça on respecte toujours un recouvrement de 50 fois le diamètre. Tous ces éléments sont ligaturés ensemble à l’aide de fer à ligaturer (étape non réalisée sur les photos). Le ferraillage est surélevé par des cales (morceaux de briques rouge du chantier voisin) afin que le béton enrobe bien tout le ferraillage.

Le plus compliqué et contraignant est de mettre de niveau toutes les planches de coffrage. Même si le laser est d’une grande aide, les planches de coffrage ne sont pas exemptes de défauts faussant la justesse des mesures.

Une fois le béton coulé nous avons préparé un mortier de finition qui sera taloché afin d’avoir une surface la plus plane possible (ce n’était pas forcément nécessaire mais cela peut faciliter la mise à niveau des lisses d’ancrage).

Galerie

Les murets de soubassement

Après les semelles de fondation, c’est parti pour les murets de soubassement. Ceux-ci sont réalisés en agglo pleins (semi pleins pour être exact) et cela pèse une vache ! Nous avions rapproché les parpaings auprès des semelles pour éviter de faire des allers et retours. Pour l’occasion, nous avions ramené la bétonnière familiale de la Mayenne profonde. L’engin a déjà vu son lot de chantiers mais fonctionne bien.

Nous avons commencé par marquer au cordex le positionnement des murets. Aux extrémités et au niveau des futurs renforts verticaux, nous avons percé au perfo la semelle pour fixer au scellement chimique 2 fers à béton. On enfile par dessus les parpaings d’angle qui seront remplis de béton par la suite.

Pour maçonner les parpaings, on commence par positionner le premier et le dernier parpaing sur un lit de mortier, on les relie par un cordeau, on ajuste l’aplomb et pour que ce soit de niveau, on pose un cordeau pour avoir un repère pour le reste. Ensuite, on dépose une couche de mortier et on dépose les prochains parpaings que l’on ajuste par rapport au cordeau de repérage. On positionne un parpaing d’angle où l’on souhaite positionner les renforts verticaux, ainsi qu’aux extrémités (avec les fers qui sont scellés dans la semelle). Pour le deuxième rang, même principe mais on commence avec un demi parpaing pour les poser en quinconce. Casser un parpaing (même plein) est complètement faisable à la main (burin et massette) nous avions prévu la grosse meuleuse mais cela n’a pas été nécessaire.

Une bonne journée, le soir même, nous n’avons pas mis de temps à nous endormir.

Galerie

Coulage des fondations

Après un weekend de terrassement, nous voici lundi à attendre l’arrivée de la toupie (2 tournées). L’avantage, c’est que les tranchées sont propres (le terrassement datant de la veille, et il n’a pas plu dans la nuit). Les semelles ont été surélevées par des petites cales (morceaux de brique provenant du chantier voisin) de façon à ce que le béton englobe bien l’intégralité des ferraillages.